Comme tous les soirs, je me promène dans les rues de Londres à la recherche de vampires. Dans leur monde, on me nomme ‘’Le chasseur ‘’. Peu d’humains connaissent la présence de ces monstres dans notre pays. Les différentes investigations policières étouffent les affaires lorsqu’une agression arrive. Je travail au compte du gouvernement anglais. Mon travail consiste à tuer les vampires. Tous les vampires. J’effectue ce travail depuis maintenant six mois. Avant ça, j’étais en « formation ». Il n’y a que quelques chasseurs. Nous possédons chacun un secteur. J’ai hérité de celui de mon père à sa mort. Il est décédé tué par un vampire qualifié de « sang pur », les rois de leur monde. Il en reste très peu, la moitié a été tuée au XIXème siècle. Et une autre moitié a été exterminée par mon père, le Grand Chester Vance. Mon géniteur était le meilleur. Il est devenu chasseur suite à la mort de ma mère. Et moi, poussé par la gratitude de mon père et son nouveau statut reluisant de succès et de respect, je voulais faire le même parcours. Etre son égal et combattre avec lui ceux qui avaient jadis tués ma mère. Ce que je ne savais pas, c’est que quelques semaines après ma sortie d’école, alors que mon père m’apprenait les ficelles du métier que je connaissais depuis par cœur, il est mort, lui aussi, m’abandonnant à la vie.
Depuis ce jour, celui qui était autrefois, Nichol Vance, le fils de Chester bercé par de l’amour et rempli de sentiments nobles est devenu « Le Chasseur ». Quelqu’un de craint a cause de la haine qui l’habite. Physiquement, je suis aussi bien effrayant qu’attrayant. Je suis plutôt petit, proche du mètre soixante dix-sept, avec une carrure plutôt impressionnante due a mes muscles bien dessinés. J’ai une peau mate grâce aux origines australiennes de ma mère, ainsi que des yeux d’un noir d’encres. J’ai des traits réguliers, une mâchoire légèrement saillante ainsi qu’un nez légèrement retroussé, ce qui me donne un petit air plus jovial. Mes lèvres charnues et pleines me donne l'apparance d'être plus humains. Et mes cheveux d’un blond d’or, coupés relativement courts avec quelques mèches me tombant sur le front me donne un air plus angélique et moins rustre.
Cette nuit semble calme. Depuis quelques semaines, une certaines réputation c’est faite autour de moi dans le monde de la nuit. Au début, quelques jeunes vampires essayaient de m’attaquer voulant prouver à leur chef qu’ils étaient dignes de leur rang. Mais, ils me sous-estiment beaucoup trop. C’est là l’inconvénient des vampires. Se croire supérieur les rend plus faibles. Ils ont plusieurs avantages comme leur force plus développée que celle des humains, ou encore leur agilité. Mais, ils ont aussi des points faibles. Et c’est d’ailleurs mon travail aussi de les trouver et de m’en servir. Le seul moyen pour le moment de les exterminer serait de les décapiter ou de leur envoyer une balle en plein coeur. Le premier étant un moyen assez sauvage je trouve, mais fort plaisant. Le vampire, à une résistance a la douleur plus impressionnante que celle des hommes et ont un moyen de guérisons plus rapides aussi. Ils leurs suffit de boire du sang humains pour guérir toutes leurs blessures. C’est pour cela, qu’ils nous attaquent régulièrement. Notre sang compte beaucoup pour eux. Il les rend plus fort et plus aptes au combat. Ils sont beaucoup plus nombreux que les chasseurs, mais comme dans tous les empires, ils ont eux aussi certains problèmes. Beaucoup conteste leur chef,un vampire au sang pur du nom de Lord Lewis Heath, d’autres sont devenus trop faibles pour combattre a cause de la pénurie de sang humain ou encore, certaines révoltes surviennent, souvent causé par des humains fraîchement reconvertis au vampirisme et refusant de s’abaisser à servir de tels monstres.
J’arpente toujours aussi sereinement les rues désertes de Londres à cette heure si tardive proche du nouveau matin. Je commence a avoir froid en ce mois d’octobre déjà bien débuté. Un bruit effroyable me parvient aux oreilles, une jeune femme crie à s’époumoner pour avoir de l’aide, un rire sournois me parvient ensuite. Je cours à la recherche de ces éclats de voix. Je suis certains que les vampires sont la cause de la terreur de cette femme. Une fois arrivée dans une petite ruelle sombre en plein centre ville, j’aperçois alors une femme dans les bras d’un vampire. Il s’apprête a planter ses longues canines dans le cou pur de la victime lorsque je lui envoi un poignard dans le dos. Je sais que cela ne le tuera pas, mais il le blessera et l’affaiblira. Le vampire se retourne vers mois hargneusement, et s’approche rapidement. Je me rends alors compte, qu’il n’était pas seul. Deux autres vampires sortent de l’ombre et se dirigent également vers moi. Je dégaine alors mon arme a feu qui ne me quitte jamais et je la pointe sur eux. Ils ont l’avantage du nombre, mais ils savent très bien que je suis agile et rapide. Je peux facilement en tuer deux avant que je ne me retrouve avec le troisième derrière moi. Il suffit juste de les tuer dans le bon ordre. Le chef de leur petit groupe en premier et ensuite celui a gauche, il paraît beaucoup plus fort et donc plus dangereux. Un corps a corps avec le plus faible me convient le plus. Je reste stoïque gardant mon arme devant moi. Je les attends. Alors qu’ils se rapprochent de moi, je vois le vampire central s’arrêter. Il me dévisage quelques instant puis dit :
« - Oh, un nouveau chasseur. Cela faisait longtemps que nous n’en avions point vu. Où est donc le dernier ? Le Grand et vigoureux Chester ? Oups, j’avais oublié, il est mort. »
Je le foudroie du regard alors que lui et ces compagnons rient toujours. Il va me le payer, je le jure !
« - Oh, tiens encore un vampire de sous race sûrement … Décidément, le monde des vampires n’est plus ce qu’il était … Vous les sangs impurs proliféraient aussi rapidement que des lapins. »
Le vampire qui se tient en face de moi me saisit à la gorge avant que je n’aie pu me reculer. C’est un sang pur évidement. Il porte la marque, sur son avant bras, une lune entourée d’un Dragon. Je l’ai rendu fou de rage. La pire insulte que l’on puisse faire à un vampire « nobles » c’est de le traiter d’impur. C’est une profanation pour eux et leurs familles. Alors que j’essaye de saisir mon autre arme à l’arrière de ma ceinture. Un quatrième vampire que je n’ai pas encore remarqué interromps ma mort prochaine et ma tentative de délivrance :
- « Laisse-le donc. Il va bientôt faire jour. Nous devons rentrer avant tu le sais bien. Suis-moi et partons.
Le vampire qui me maintenait toujours au mur, me lance un regard hargneux signifiant clairement « la prochaine fois, tu mourras ». Il me lâche alors, et je l’entends repartir, accompagné de ses sous-fifres. Alors que je m’apprête a ramasser mon arme tomber a terre lorsque l’autre nul m’avait saisi à la gorge, je vois deux pieds se poster devant moi. Je relève la tête lentement, clairement conscient que je suis en position de faiblesse évidente. Lorsque mes yeux rencontrent ceux de mon vis-à-vis, j’ai un choc. Cet homme, ou plutôt vampire, qui me fait face respire la pureté. Il est plutôt grand, proche du mètre quatre vingt-cinq sans doute. Il a une peau pale et il est légèrement musclé. Il émane de lui une présence noble et respectable. Il possède un visage fin, aux traits réguliers et doux, encadré par des cheveux châtains mi-long. Ses cheveux ont un coté sauvage envoûtant. Certaines mèches retombent gaiement sur son front. Ses sourcils, bien dessinés, laisse place a des yeux bleus-gris hypnotisant. Son nez fin et légèrement aquilin reflète l’aristocratie de sa famille et ses lèvres rosées, fines et délicates complète ce magnifique tableau. Je me redresse enfin complètement, lorsqu’il commence à m’adresser la parole :
- « Désolé pour mon frère. Je m’excuse pour lui auprès de cette femme. Elle a due avoir peur. Je vous laisse vous en occuper, je dois partir. »
Je restais tout interdit face à cet être. Il aurait pu m’égorger, me blesser et me tuer mais il n’a rien fait. Au contraire, il s’est excusé. Je me ressaisis presque immédiatement après cela. Il restait la femme étendue par terre après avoir eu la peur de sa vie. Je devais l’emmener à l’hôpital pour des soins. Elle c’était égratignée profondément le genou en tombant.
Après avoir appelés les pompiers pour la jeune femme, je rentrais tranquillement chez moi. Il allait bientôt être sept heures. Il n’y avait plus aucun risque d’attaques. Les vampires dorment la journée, préférant la froideur et l’obscurité de la nuit pour vivre. Alors que je me couche l’esprit embrumé par la situation dangereuse de cette nuit, je revois le vampire m’ayant sauvé. Son sourire contrit en s’excusant pour la détresse occasionnée. Et je m’endors sur cette image de lèvres entrouvertes laissant apercevoir deux canines saillantes…